Le rapport Planète vivante 2016 du World Wildlife Fund – WWF – est paru cette semaine et c’est peu dire qu’il se montre alarmiste sur le sort des espèces animales du globe.

Basé sur les données scientifiques recueillies pour 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces vertébrées (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens, reptiles), l’Indice Planète vivante connait en effet une dégradation impressionnante.

Entre 1970 et 2012, l’évolution de l’IPV montre une réduction de 58 % de l’abondance des populations de vertébrés. En d’autres termes, l’effectif des populations de vertébrés a, en moyenne, chuté de plus de moitié en l’espace d’à peine plus de 40 ans. Au-delà de la rapidité du déclin annuel moyen révélé par les données (2 %), c’est surtout l’absence de signe de ralentissement de cette dynamique qui est inquiétante.

Selon l’ONG, la cause principale de cette évolution découle de la perte et de la dégradation de l’habitat des espèces animales concernées du fait de l’expansion territoriale humaine (agriculture, zones résidentielles et commerciales, exploitations forestières et minières, production d’énergie…). Viennent ensuite la surexploitation des espèces, la pollution et le changement climatique. Les espèces invasives et les maladies ne sont pas en reste.

En faisant concurrence aux espèces autochtones auxquelles elles disputent l’espace, l’alimentation et les autres ressources, les espèces invasives se transforment parfois en de véritables prédatrices, voire répandent des maladies auparavant absentes de l’environnement où elles se sont installées. Quant aux êtres humains, ils transmettent eux aussi de nouvelles maladies d’une région du globe à une autre.

Le rapport du WWF ne se contente pas de dresser ce triste constat mais propose des solutions qui, si elles étaient mises en oeuvre pourraient permettre de sauvegarder la biodiversité : protection du capital naturel, réorientation des flux financiers en défaveur des activités néfastes pour l’environnement, développement des sources d’énergie renouvelables, promotion d’une production et d’une consommation raisonnées, transformation des systèmes d’énergie et d’alimentation. Le tout dans le souci de « préserver la nature sous toutes ses formes et dans ses multiples fonctions et offrir aux hommes des lieux de vie accueillants et équitables sur une planète finie. »

Télécharger la synthèse du rapport Planète vivante 2016 (19 pages)

Lire l’article sur le site du WWF