Alternatives
Solutions locales
L’agro-industrie mondialisée ravage les sols, souille les eaux souterraines et de surface, détruit les paysanneries traditionnelles à travers le monde et pousse à l’exil des millions de paysans sans terre, empoisonne nos enfants et rend les nations dépendantes de firmes multi-nationales incontrôlables. Totalement dépendante du pétrole, elle court à sa propre perte, entraînant avec elle la France et l’Europe.
Au-delà de ce constat désastreux, surgissent des solutions qui toutes convergent vers le même point : le retour à des méthodes traditionnelles, exercées par le plus grand nombre dans un fonctionnement localiste.
La cinéaste Coline Serreau nous livre un beau film se présentant comme un manifeste contre la nuisance de l’agro-industrie et pour l’intelligence enracinée. Solutions locales pour un désordre mondial (2010) a reçu des critiques très diverses, mais a au moins le mérite de lancer le débat sur les limites et même la fin imminente du système productiviste.
Nous vous proposons ici la première des huit parties disponibles sur You Tube.
Consommatrice australienne
Je profite de l’article posté par Sylvain pour rebondir sur le thème de la consommation. Cette vidéo est un extrait d’une émission de France 2 intitulée « un oeil sur la planète ». Elle montre que les australiens, pour favoriser les leurs, cherchent à acheter local (ou national) dès que cela est possible.
Les locavores n’iront point nus !

Non, décidément non, les modernes ne respectent rien !
Le tonnant Jupiter, l’omniscient Lug ou encore Wotan le terrible en sont encore tout retournés ! Ah le commerce d’antan… la civilisation lente… C’est à Hermès aux sandales ailées que revenait la protection des échanges.
Les cuirs patiemment travaillés, les fers forgés d’antique mémoire, les tissus rares et précieux halés patiemment sur les fleuves interminables, ou transportés à dos d’hommes et de mulets à travers plaines et montagnes, avaient bien besoin d’un Dieu céleste et rapide pour arriver à bon port…
Mais depuis, ce Dieu par trop honoré a fini par perdre ceux qui se confiaient à lui. Le flot ininterrompu de marchandises a rompu les hautes digues à l’abri desquelles chacuns s’attachaient à coudre, planter, bâtir. A l’heure où nos foyers semblent prêts à être submergés, où beaucoup d’entre nous errent déjà hagards et dépenaillés dans nos capitales qui faisaient hier l’admiration de tous, nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre qu’il est temps de ranimer haute et claire la flamme de nos Pénates, de restaurer notre Palladium altéré !
C’est à de bons génies domestiques qu’il nous faut vouer le commerce si nous voulons prospérer. Les locavores n’iront point nus ! N’en déplaise aux Dieux !
Et si l’on commençait par se vêtir ?
Nos moutons ont de la laine, bigre, mais la vendre ne suffit pas à payer ceux qui les tondent alors:
http://www.ardelaine.fr/ (de la laine bio et produite en France)
Nos bouts d’choux dans des tissus tout doux bien d’chez nous :
http://www.fonce-alphonse.com/
Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ? Qu’importe en tout cas Madame ne jure que par les tissus biologiques des manufactures de son bon royaume !
Marre du coton ? (2% des surfaces cultivés sur terre pour plus de 20% des pesticides et insecticides utilisés…). Pourquoi pas du Lin produit en Europe (premier producteur au Monde) ou encore du chanvre rustique et local pour égayer nos maisons :
http://www.couleur-chanvre.com/
Les sportifs, les aventuriers, ceux qui, leur nid préservé, ne rêvent que de cimes et d’océans inexplorés :
http://verticalorigine.canalblog.com/archives/2009/10/05/15314157.html
Le chiemgauer
J’en ai dit un mot dans l’écho n°2…
Chose promise, chose due : voici la vidéo
Alimentation : les agriculteurs défendent la « slow food » à Paris

Porc noir de Bigorre, oignons de Trébons, navet de Pardailhan, vache mirandaise : tout le contraire du fast-food.
J’en ai dit un mot dans « l’écho des elfes » n°2, que vous avez reçu (ou que vous allez bientôt recevoir). Voici, comme illustration, un article de « La dépêche du midi » du 29/12/2009 relatif au mouvement « slow-food », qui soutient les produits enracinés dans l’histoire locale.
le locavore (2)
Un exemple.
Pas de café, pas de chocolat, pas de bananes, pas de sucre en morceaux… Difficile, me direz-vous, de se passer de ces produits dans notre alimentation quotidienne. Et pourtant, un « régime local » est expérimenté depuis plus de six mois par Stéphane, un chaurien (habitant de Casltelnaudary, dans l’Aude). En optant pour ce régime, n’y a-t-il pas des risques de carence ? Que nenni ! Le jeune homme se porte comme un charme.
le locavore (1)
Qu’est-ce que le locavore? Un animal préhistorique? Le cousin du T2? Non, non, rien de tout ça. Le « locavorisme » est un mouvement né en 2005 à San Francisco, qui se donne pour objectif de soutenir les petits producteurs locaux en boycottant la grande distribution. Ce comportement est aussi un acte écologique, puisque la consommation de carburant est d’autant plus réduite que les distances d’acheminement des aliments sont courtes.
L’auto-entrepreneur
Depuis le 1er janvier 2009, tous ceux qui ont une idée ou un projet mais qui hésitent pourront « sauter le pas » sans être rebutés par la complexité administrative. Les formalités et les coûts liés à la création d’entreprise sont en effet réduits à l’extrême et la relation avec l’administration est facilitée.
Savoir revivre
Les projets de ré-enracinement passent souvent pour les rêves fous d’utopistes écolos, nécessairement voués à l’échec. Pourtant, il n’en est rien.
Les exemples de ceux qui ont décidé de rompre avec l’individualisme, la dépendance au système et le mode de vie urbain anxiogène ne manquent pas, contrairement à l’idée reçue que le « retour à la terre » des années 1970 fut un échec. S’il n’a pas abouti comme projet de société, le « retour à la terre » devint une réalité pour ceux qui eurent la volonté et le talent nécessaires.


