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Buttes, Milpa et pommes de terre sous paillis

Le mois de mai bat son plein et, comme chaque année, c’est une période où il est nécessaire de passer beaucoup de temps au potager pour semer, planter, désherber ou éclaircir les plants surnuméraires de salades, radis, navets ou carottes. Je viendrai prochainement vous donner des nouvelles plus détaillées mais je voulais vous présenter aujourd’hui notre réalisation de l’année.

Ceux qui nous lisent régulièrement le savent déjà, nous avons décidé d’accroître peu à peu la surface consacrée à ce projet. Au début du printemps, nous avons donc préparé une nouvelle parcelle de 160 mètres carrés portant la taille totale de nos espaces de culture à un peu plus de 500 mètres carrés (les jardiniers amateurs apprécieront). Aujourd’hui, le résultat est là, clôturé comme il se doit pour tenir les moutons voisins éloignés des jeunes pousses vertes et tendres dont leurs mandibules voraces ne feraient qu’une bouchée.

La nouvelle parcelle de notre potager à mi-mai 2015

Au premier plan, on aperçoit une nouvelle butte de 10 mètres de long qui vient d’être ensemencée et doit encore recevoir des plants, notamment de salade, de choux ou de tomates (en respectant bien entendu les règles de bon voisinage entre plantes compagnes ou ennemies).  Ce terrain très caillouteux ne pouvait pas être entièrement retourné sans en sortir des dizaines de remorques de galets, souvenirs de l’ancien lit de l’Yonne. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi d’y utiliser des méthodes de culture alternatives.

A droite de la grande butte, on peut distinguer 6 mini-buttes de 7 ou 8 mètres. Au sommet d’entre elles se trouvent tous les 20 centimètres un plant de maïs. Il s’agit de semences récupérées sur notre récolte de l’an dernier (un simple test, réussi, sur 12 pieds de maïs), elle-même issue de graines bio Kokopelli. A cet endroit, l’idée est d’utiliser le principe de la Milpa ou des « Trois soeurs ». Au pied des buttes, on aperçoit des plants de courges (potirons) qui, une fois éclaircis, seront espacés d’un mètre environ.  Pour finir, et dès que les tiges de maïs auront atteint un quinzaine de centimètres, nous ajouterons 4 graines de haricots au au pied de chaque plant, ces derniers devant leur servir de tuteur au fur et à mesure de leur croissance.

Au fond à gauche, un espace entier a été paillé. Nous avons choisi d’expérimenter la culture de pommes de terre sous paillis, toujours pour éviter de retourner trop de cailloux sur le terrain. Six petites tranchées espacées de 60 centimètres et profondes d’une dizaine de centimètres ont été creusées. Nous y avons déposé des tubercules tous les 30 centimètres, sur un lit de compost, avant de recouvrir le tout de paille, achetée chez un paysan du secteur. Tous les plants de pomme de terre sont maintenant sortis au-dessus de la paille. Au fur et à mesure de leur pousse nous allons les buter avec de la paille fraîche pour protéger les jeunes pommes de terre du soleil et éviter qu’elles ne deviennent impropres à la consommation en verdissant.

Au centre, on devine une butte paillée. Le principe est le même mais les pommes de terre poussent simplement sur un tas d’herbes et de racines arrachées lors de la préparation du terrain, entassées dans une tranchée creusée précédemment (lorsque nous méconnaissions encore le problème de l’excès de cailloux) et arrosées d’une pincée de compost. Le tout est là aussi recouvert de paille. Pour le moment, ces plants ont pris une nette avance sur ceux qui se trouvent au sol.

Avec cette extension, notre potager prend une autre dimension mais assoit également sa vocation expérimentale et pédagogique. Je viendrai vous donner régulièrement des nouvelles de nos buttes, de notre Milpa et de la culture sous paillis des pommes de terre. Et vous donne rendez-vous au mois d’août pour les premières récoltes.

Si vous pensez que le projet potager mérite d’être encouragé, Aidez-nous à financer le potager !. Nous souhaitons nous doter d’une grande serre pour l’année prochaine et planter des arbres fruitiers. Ces chantiers seront entamés cet été ou à l’automne, en fonction des moyens rassemblés. Nous comptons sur votre soutien.

2 commentaires

  1. Hugues sur 22 mai 2015 à 20:17

    Bravo pour ce boulot. (Je sais de quoi je parle, la terre….). En plus c’est beau à regarder, c’est naturel, c’est l’avenir si on veut bien.

    • Olivier sur 22 mai 2015 à 20:47

      Merci ! C’est vrai qu’il y a toujours beaucoup de boulot de préparation lorsqu’on démarre une nouvelle parcelle, mais quel plaisir lorsque ça pousse (et une fois dans l’assiette c’est encore mieux)…

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